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Par fernandlacrouse@ou, le 11.06.2015
je déteste noël pour tout ce que ça représente. ce qui me débecte le plus c'est les décos dans les rues et les
Par zaza, le 10.12.2013
noel est une fête hypocrite et ne sert qu'à engraisser les commerçants déjà assez gras! moi je hais cette fête
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Par Anonyme, le 10.02.2012
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Date de création : 13.11.2010
Dernière mise à jour :
25.04.2013
159 articles
Avant tout exposé, il m’apparaît nécessaire de rappeler deux ou trois notions de base. Pardon à ceux pour qui c’est du rabâchage.
- Les Nations sont l’ensemble des citoyens d’un pays.
- Les Etats sont les Administrations qui exécutent les ordres d’un Gouvernement.
- Comme n’importe quel Comité ou n’importe quelle réunion de syndic d’immeuble l’enseigne abondamment, l’intérêt général est souvent en conflit avec l’intérêt particulier. C’est pourquoi les peuples sont souvent mal disposés envers leurs gouvernements.
- Enfin depuis la nuit des temps, les Etats sont constamment à court d’argent. Quelle qu’en soit la raison, l’accomplissement des tâches d’intérêt général excède les disponibilités. Il faut garder ceci à l’esprit : les Etats sont constamment en quête de rentrées fiscales.
Contrairement à ce qu’une lecture superficielle de la Presse Régionale pourrait laisser penser, l’Union pour la Méditerranée n’est pas une initiative parlementaire. Elle est née d’une idée de Jacques Chirac lors d’une réunion de Chefs d’Etats à Barcelone. Dès le départ c’est donc, comme l’Europe actuelle, une Union d’Etats.
Ses objectifs, outre « l’amitié entre les peuples », antienne rappelant furieusement Joseph Staline, ses projets sont aussi grandioses que vagues : dépollution de la Méditerranée (défense de rire), création et aménagement de communications maritimes performantes, mais « contrôle des flux migratoires », étude de projets sur l’énergie solaire, avec bien sûr (surtout ne pas oublier de le mentionner) le « volet économique » en direction des PME de la région (non, on ne rit pas !). Rien, donc, que de très banal avec aussi peu de perspectives d’aboutissement que le Protocole de Kyoto.
Dès le début, elle capote. Conçu, logiquement, pour réunir les pays riverains de la Méditerranée, le projet se heurte à une Allemagne furieuse (laquelle participe sereinement à une Union de la Baltique montée sur le même principe), à la commission Européenne et au Parlement Européen où Anglais et allemands conjoints font la loi. Angleterre et Allemagne, est-il besoin de le rappeler, ont depuis des siècles une « politique arabe » concurrente de celle de la France.
Après tractations (pénibles, surtout pour les Français), on y inclut l’UE, les intérêts du Danemark et de la Lituanie en Méditerranée étant évidents n’est ce pas, et la Méditerranée étant au centre des préoccupations de l’Estonie et de la Finlande. On y inclut la Jordanie et la Mauritanie, puissances méditerranéennes par excellence. On décide que le siège sera à Barcelone, que le Président sera un des Chefs d’Etat de l’UE (donc du nord), alors que le Vice-Président viendra du Sud. Et pour couronner le tout, on s’arrange pour qu’Israël co-vice-préside. Ce qui n’est pas mauvais en soi, mais vu le conflit israélo-palestinien…..
Bref, on construit sereinement une usine à gaz parfaitement inoffensive et parfaitement inopérante. Enfin, inopérante pour les missions à elle confiées, mais utile dans d’autres domaines, notamment l’agriculture. En effet, la PAC souffre d’un grave défaut aux yeux de la Commission Européenne : elle est EUROPEENNE, ce qui va à l’encontre de l’idéologie mondialiste. L’UpM va donc servir à faire entrer de force, par le biais des subventions qu’elle absorbera, l’agriculture européenne dans un marché mondial « parfaitement concurrentiel ».
Toujours garder en tête : les Etats sont à court d’argent. C’est l’argument massue de TOUTES les administrations « Il n’y a pas d’argent, de crédits, de budget suffisant ». Qu’importent des floppées de fonctionnaires à Barcelone, des ambassadeurs (oui, oui !) « auprès de l’UpM ». qu’importe que le dîner inaugural ait coûté 5000 Euros par tête de participant : on va « arbitrer » les crédits. Et bien sûr, en couper une bonne partie.
Bon, ça n’a pas marché ; l’UpM est dans l’impasse quasiment depuis se création à cause du conflit israélo-palestinien. Une fois ce sont les Arabes qui refusent de causer avec les Israéliens, la fois suivante, c’et l’inverse. Tout ça sur fond de missiles et de roquettes par-dessus le Mur.
Une absence remarquée : la Lybie qui dès le départ refuse de participer. Une réticence notable : l’Algérie qui participe mais traîne des pieds, jugeant les objectifs peu clairs. En Français, les Algériens soupçonnent des arrière-pensées inavouables. Coïncidence : grâce au pétrole, ces deux Etats sont plutôt moins endettés que les autres. Suivez mon regard (du pognon ! du pognon ! On est tous frères !). Enfin la Turquie est peu enthousiaste, car Ankara subodore que cette UpM peut devenir son lot de consolation après que l’UE ait refusé son admission.
Comme on le voit, une idée au départ louable : se mettre autour d’une table et discuter au lieu de se foutre sur la gueule (ce qui fut une des constantes de la politique de Jacques Chirac) a encore une fois fait naufrage à cause de l’égoïsme suprême des Etats. Elle n’aura abouti qu’à des dîners, des symposiums, des « rencontres » et n’a à l’heure actuelle délivré AUCUN projet accepté et digne de ce nom sur les multiples « missions » qu’on lui a confiées.
CONCLUSION : comme d’habitude, c’était la mauvaise solution. L’exemple le plus frappant à mes yeux, les idioties de MAM proposant une aide aux pays en proie au « printemps arabe », notamment la Tunisie. Mais c’était « logique » ! Enfin, presque : la Tunisie, l’ETAT Tunisien était membre « actif » de l’UpM, et la logique de MAM était la « solidarité des Etats », ces Etats qui PARTOUT sont en butte à la colère de leurs Nations. On a tiré en Tunisie et en Egypte, on tire en Lybie, certes, mais pensez vous que les manifs en EUROPE rassurent les Etats ?
Une solution : laisser mourir l’UpM. Par contre, favoriser l’éclosion d’une Union d’Afrique du Nord, peu ou prou sur le modèle de l’UE. A ce stade, peu importe la forme de gouvernement des pays concernés. L’UE a bâti une grande partie de sa prospérité (et donc une notable part de sa paix sociale)sur le commerce intra-européen. Une liaison fer et route performante entre Rabat et Le Caire serait l’investissement le plus fécond pour l’UE en favorisant les échanges intra-nord-africains.
Et une fois cette UAFN mise sur pied, et lancée, un DIALOGUE entre UE et UAFN fructueux pourra être lancé.
Une dernière remarque : SI les conditions de vie et de travail s’améliorent en Afrique du Nord, croyez vous vraiment que les Nord Africains se « déverseront en tsunamis humains » sur nos côtés ? On se gèle les couilles en Europe….
Sur les grands axes, rien à redire, quelques corrections tout de même.Il ne faut pas confondre processus de Barcelone et Union pour la Méditerranée. L'UpM a été soufflée à SARKOZY (et non à Chirac) par Guaino (qui est europhobe).
Souhaité au départ en dehors du cadre européen (hors UE) contrairement au processus de Barcelone de 1995 (sous Chirac pour le coup), ce n'est que sous la pression allemande qu'elle fut rattachée sur le tard à l'UE. Pour ce qui est de la question financière, les profiteurs ne sont pas ce que l'on croit. Pour avoir participer à des SoM (Seniors official Meetings) je pourrais te raconter en off les dessous de l'Affaire.
Enfin, les projets ne sont pas du vent, les blocages ont surtout été politiques. Quant à une chimérique unité du Continent africain ... après l'échec de l'OUA, de la République Arabe Unie, etc... ce n'est pas demain la veille que l'UE aura un partenaire pour dialoguer et bâtir. L'UpM aurait donc pu servir à quelque chose !
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