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Date de création : 13.11.2010
Dernière mise à jour : 25.04.2013
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Le mystère Bayrou

Publié le 16/03/2013 à 12:28 par democratemanontroppo Tags : livre homme fond france collection

François Bayrou sort un nouveau livre et, inévitablement c'est un évènement médiatique. Normal pour quelqu'un dont la plume est irréprochable.

Ce Monsieur, ce grand Monsieur m'irrite. Voilà quelqu'un plein de qualités, dont la clairvoyance n'est plus à démontrer, qui est fort apprécié... et qui reste cantonné dans les marges.

Je finis par suspecter que mes compatriotes n'aiment pas ce genre d'homme, quitte à se jeter en temps de malheur dans les bras du premier homme providentiel venu: Pétain en 40, De Gaulle en 58. Et quitte à les vilipender ensuite.

J'avais dans un billet supputé que François 1er n'avait pas écrit sur une vitre de Chenonceaux "Femme varie", mais "Fame varie", le réputation, la fortune varient. Tous les peuples sont inconstants en ce que les dirigeants doivent parfois, et souvent ces temps-ci, prescrire d'amères potions sans certitude de guérison.

C'est pourquoi les Cassandre sont mal reçues sous toutes les latitudes.

Mais si je devais établir un parallèle entre François Bayrou et un autre homme politique, ce n'est pas vers De Gaulle que je me tournerais, mais vers Pierre Mendès-France, autre Mal Aimé.

Ces deux hommes politiques partagent avec le Régent "d'avoir tous les talents, sauf celui de savoir s'en servir", la licence en moins bien entendu. Et c'est là une lacune fatale dans une contrée symbolisée par le coq vaniteux. Il leur manque les plumes du paon. Ils refusent d'être démagogues pour une Nation qui adula Tino Rossi et Luis Mariano et qui aime Johnny à la folie.

Je fus un MoDem enthousiaste, non par la perspective de victoires électorales, mais par le sentiment de mener un juste combat au sein d'un Mouvement authentiquement populaire. Les IDEES primaient, ou allaient primer....

Dès le début cependant, un doute: les discussions "tactiques" au sujet de scrutins prenaient vraiment baucoup de place. En lieu et place "d'une certaine idée de la France" qui eût du nous obséder, se succédaient de vagues vaticinations sur les alliances locales au demeurant douteuses.

Au sein d'institutions fondées sur la représentation, ne point briguer de postes eût été de l'enfantillage, cela je le comprenais fort bien. Mais à mes yeux, ces postes devaient découler de discours et de candidats exclusivement MoDem et non fondus en magmas peu apétissants de "rassemblements démocratiques" qui au fond n'en avaient que le nom. Le nom seulement car ces "rassemblements" présentaient toujours les mêmes éternels brigueurs des franges du marigot, car il faut bien appeler les choses par leur nom.

N'étant candidat à rien (j'avais passé l'âge où l'on peut être vraiment utile), et surtout constatant au fil des rencontres la présence de nombreux candidats de choix dans nos rangs, je nourrissais l'espoir qu'une main paternelle certes mais un peu ferme veillerait à venir saisir ces talents pour les exhiber.

J'attendais cela de Monsieur de Béarn: qu'il veillât à développer en nos rangs, nombreux à l'époque, cette idée de la France - non pas de l'Etat, ni de la tere, mais bien de la Nation, de la collection d'humains qui se SENTENT Français quelles que soient la couleur de leur peau, leur confession ou leur origine - et qu'il hissât sous les projecteurs ces têtes bien faites qu'il rassemblait sur son nom.

J'attendis, j'attendis. Rien ne vint. Hors Paris apparemment, point de salut. Et Paris ne valait plus une messe mais bien un show au Stade de France. Les banques des Marchands du Temple ne furent point renversées; c'était pourtant ce qu'espérait le peuple de France.

Certes, le discours était clair; mais au yeux de la "garde rapprochée" sans doute devait-il émaner d'UN SEUL. Or pas plus qu'une hirondelle ne fait le printemps, un isolé ne fera le "printemps de la France"; ce fut la chute de Mendès-France, leçon qu'enregistra De Gaulle qui fut, lui, secondé, épaulé d'une multitude organisée.

C'est pourquoi, hormis un succès d'estime, François Bayrou ne fut point élu par deux fois (je compte son premier essai comme un jalon de parcours) et fut déserté non seulement par les brigueurs de son camp, mais au fil des ans par les grognards aussi.

C'est là grand dommage car la postérité est certes importante, mais c'est ici et maintenant que se mènent les combats pour sauver la Patrie en Danger.