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Par fernandlacrouse@ou, le 11.06.2015
je déteste noël pour tout ce que ça représente. ce qui me débecte le plus c'est les décos dans les rues et les
Par zaza, le 10.12.2013
noel est une fête hypocrite et ne sert qu'à engraisser les commerçants déjà assez gras! moi je hais cette fête
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Par cascadedebijoux, le 11.03.2012
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Date de création : 13.11.2010
Dernière mise à jour :
25.04.2013
159 articles
Le XIXe siècle vit l'apogée de l'industrie et du commerce.
La révolution industrielle se doubla d'une révolution alimentaire, sur laquelle on passe trop vite.
Des millénaires durant, la diète quasi générale était à base de légumes et de céréales. Mais cette production, qu'on le veuille ou non, est hautement aléatoire; elle dépend détroitement de la météo. Un peu trop de pluie ou de soleil, et c'est la disette; encore plus de pluie ou de soleil, et c'est la famine.
Le bétailest moins soumis (hors épidémies) à ces aléas: la production de viande ou de lait est quasi constante. La viande fut longtemps l'apanage des gens aisés, des riches et des classes supérieures. Ironie: c'était le régime inverse de celui des pécores. Et si le régime des pauvres amenait des carences, le régime des riches, presque exclusivement carné et largement arrosé de vins que NOUS ne pourrions pas boire, tellement ils sont forts, TUAIT. D'apoplexie, avec cholestérol et toute la litanie; le "noble", le "riche" mourait à quarante ans, les veines et les artères bouchées par les graisses. D'où la saignée....
Enfin, nous savons aujourd'hui que les bénéfices de l'alimentation proviennent en grande partie de la variété, de la diversité des aliments. Justement, le XVIIIe siècle voit la diversité exploser en Europe, par l'apport des légumes , fruits et agrumes exotiques. La pomme de terre (patate, patahuatl), la tomate (tomahuatl), le maïs, le riz, le thé, et des dizaines de fruits nouveaux (dont l'abricot de Chine; Diderot mourut en en mangeant un) se répandent. et viennent peu à peu à la portée des classes moyennes, puis de la tranche supérieure des employés et ouvriers.
L'apport de protéines "rapides" (viande), complétée par une alimentation plus diversifiée donnera, vers le milieu du siècle, des individus plus robustes, plus résistants (plus grands aussi). Ce qui est pain bénit pour l'industrie qui se déploie tout au long du siècle: la mine et l'usine tissent leur toile lugubre tout au long de l'Europe, entraînant la misère et l'esclavage que l'on sait de paysans déracinés.
Il faut noter que Lord Kelvin eut RAISON de déclarer "que la Science n'aurait plus désormais qu'à mesurer la prochaine décimale". En 1905, avec la publication d'Einstein, TOUTES les "découvertes" ultérieures sont déjà en gestation: le XXe siècle ne sera en fait que l'approfondissement des explorations.
Et le commerce devient vraiment "mondial", processus achevé à la fin du XIXe par l'ouverture (forcée, au bout du canon) du Japon, dernière Bastille.
Une seule caractéristique à ce déploiement: la standardisation. On produit des pièces "à la machine" identiques les unes aux autres. Samuel Colt laissa rêveur les visiteurs de l'Exposition Universelle de 1861 à Londres avec ses pièces de revolver interchangeables (les armuriers anglais travaillaient encore à la main). Puis, logique oblige, on "standardise" les prix des vente au public. C'est le temps de la grande uniformisation.
Mais toute médaille a un revers: les classes moyennes ont commis la sottise de s'asseoir sur le trône, bien en vue. Or, souvenez vous: le "souverain" est RESPONSABLE de tout ce qui arrive, même du temps qu'il fait. Les Français ont cru malin de décréter "le Peuple souverain", espérant ainsi DILUER cette responsabilité bien ennuyeuse. Mais personne ne s'y trompe, LE souverain, ce sont "les bourgeois" que l'on rencontre à chaque échelon de la société "aux commandes". Les classes moyennes n'ont plus aucune excuse, plus aucun fusible derrière lequel s'abriter en cas de difficultés.
Toute l'histoire de - disons - 1848 à nos jours, se résume aux efforts des classes moyennes pour ELUDER cette responsabilité tout en gardant les attributs du pouvoir. La Guerre de 14-18 est ESSENTIELLEMENT l'impuissance des dirigeants (quasiment TOUS, sauf en Russie, issu des classes moyennes ou fortement liés à elles) de prendre une DECISION. TOUS savent que ce sera une catastrophe, AUCUN n'ose rompre la spirale infernale.... On connaît la suite.
On ne peut pas cumuler le trône et le rôle de moteur "sous marin".Le Gulf Stream des Princes Marchands va devoir passer la main. Et le successeur est là, fin prêt.
Très vite, la révolution industrielle, mais aussi la révolution alimentaire vont engloutir des capitaux considérables, puis énormes, pour finir pharaoniques. Un détail passé quasi inaperçu: il faut améliorer les communications, les transports. On pense naturellement aux chemins de fer, artères vitales de tout pays moderne. On sait peu que ces chemins de fer sont des tonneaux des Danaïdes qui engloutissent des budgets monstrueux pour des rendements très aléatoires: presque toutes les compagnies de chemin de fer DANS LE MONDE feront tour à tour faillite au XIX puis au XXe siècle.
Quant au transport maritime, parlons en! La transition de la voile à la vapeur, si elle améliora les cadences et la régularité (enfin, un peu..) fut ruineuse: un voilier "marche" avec le vent, un vapeur avec le charbon. Il fallut donc constituer des myriades de dépôts de charbon partout sur les océans (et d'abord l'y transporter...).
Bref, il fallait de l'argent. C'est ainsi que le rôle de moteur immobile passa aux banquiers. Corporation née sans doute avec le commerce (Jésus chassa des CHANGEURS du Temple, entre autres) le "banquier" (du banc sur lequel il officiait) était surtout un changeur de monnaie. Leur rôle s'étendit à celui de "dépositaire": un client déposait une somme, disons à Paris, et disposait de son équivalent disons à Anvers.
L'Eglise interdisait le prêt à intérêt, mais des dérogations existaient: les Juifs, les Lombards, par exemple. Ils exercçaient donc le métier de prêteur, et de là vient l'aversion du "banquier apatride" et sans doute "hérétique", "infidèle" (non-Chrétien) pourchassable à merci.
La lettre de change, la comptabilité en partie double, l'unification des monnaies à l'intérieur des royaumes, tout cela permit avec le temps aux banquiers de gagner assez bien leur vie. On pense aux Fugger, à Jacques Coeur.
Un pas important est franchi avec l'établissement de "banques centrales", privées mais jouissant du soutien de l'Etat: Banque d'Angleterre, Banque de France qui obtiennent le monopole de l'émission de monnaie, métallique ou papier. Ne nous y trompons pas: c'est une excellente chose en ce qu'elle CLARIFIE les opérations, et qu'elle permet de REGULER la circulation de monnaie.
L'art du banquier est essentiellement mathématique, et l'on peu suivre l'évolution du métier en léger déclaé dans le temps avec les progrès en mathématiques. Les logarithmes, le calcul différentiel ouvrent la voie aux Bourses et aux prêts de capitaux à grande échelle. Le calcul intégral (Evariste Gallois) fera la fortune des frères Pereire (Crédit Lyonnais).
La colonisation du Monde par les européens qui fut achevée à l'orée du XXe siècle, fut l'âge d'or des banques. L'indice le plus évident est la ruée des rejetons des classes dirigeantes anglaises, la tranche supérieure des classes moyennes et la "gentry" vers l'activité bancaire et d'assurance à la fin du XIXe.
Le faux pas commence en 1913: le Président Woodrow Wilson accepte la création de la "Federal Reserve", consortium de banques privées. La période 1919-1947, les suites de la Première Guerre Mondiale, voit une récession historique du commerce international.
La cause en est minime, discrète comme une souris: la carte d'identité et le passeport, inexistants avant 1914 (sauf en Russie), omniprésents dès 1920; confondant tout, dans un accès de débilité mentale rarement rencontré, les Etats décident de faire le tri entre les personnes vivant sur leur territoire. C'est le "triomphe" du concept de Nation, qui embrasse les "citoyens" d'un pays, continuation quasi naturelle de l'ancien concept: la Nation est l'ensemble de ceux qui parlent la même langue, qu'ils vivent ici ou ailleurs.
Les destructions sur terre sont minimes (!) comparées à celles opérées SUR MER: les flottes marchandes ont été ravagées de façon quasi mortelle. Et dans la foulée de la carte d'identité, les marchandises qui jusque là acquitaient uniquement des droits de douane, se voient imposer à leur tour un "passeport": une autorisation administrative obligatoire d'entrée. Ce qui paralyse carrément la circulation de biens, comme est paralysée la circulation des personnes. On ne retrouvera qu'en 1973 le volume d'échanges internationaux de.. 1913!
Cette récession générale affecte durement les banques. Les banques sont des "vaisseaux de beau temps", leurs actionnaires n'aimant rien tant que des rentrées REGULIERES. Et, qu'on l'accepte ou non, les Etats ne sont pas conçus, ne sont pas outillés pour faire face aux crises économiques. L'Etat prend, mais ne PEUT PAS donner.
A l'issue de la Seconde Guerre Mondiale, le deuxième pas est franchi: dans la foulée de la création de l'ONU (perçu par beaucoup comme un "gouvernement mondial") sont créés la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. Erreur fatale! La Banque monte sur le trône! Et s'expose ainsi à la vue de tous...
Le troisième pas, le croc en jambes en fait, est la fusion dans les années 70 des banques "d'affaires", spéculatives et des banques de dépôt, opératives, dans l'espoir de consolider le système régulateur du commerce international.
Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, les "banques", bien en vue sur le trône du souverain (rappelez vous: le mandat du Ciel) sont rendues RESPONSABLES, même du temps qu'il fait. Regardez le journal Télévisé: pas une catastrophe qui ne soit CHIFFREE: "l'orage de cette nuit coûtera tant à la collectivité", or qui dit "argent" implique, de nos jours "banquier".....
Et de même que les Rois tentaient de fuir leurs responsabilités (réelles cette fois) derrière le Droit Divin, que les classes moyennes rejetaient les leurs avec le "peuple souverain" (tu parles!), les banques refilent la patate chaude aux "Marchés" (lol!).
Paul Kennedy avance que "les Empires commencent leur chute lorsque les classes dirigeantes refusent de sacrifier leurs enfants à l'Empire". Bien vu. C'est ce que j'ai tenté de démontrer tout au long de ce pensum.
Ah! Une dernière chose: l'ére des sachants se compte en millénaires, celle des Princes Marchands se compte en siécles. qui sait, le temps de banquiers se comptera plut-être en décennies. après tout, il n'y a aucune raison que la Loi des rendements décroissants ne s'applique pas ici aussi.